Friday, March 4, 2011

A very cool animation! Ken Robinson on Changing the Paradigms of Education

Are we answering the needs of our students or are we trying desperately to make them fit into a mold that manufactures robots for an economy that profits only a few? There are some very interesting questions in this talk, and the animation is pretty well done!

Thursday, March 3, 2011

The History of the Discovery of Cinematography

If you are interested to know more about the various technical and artistic development that lead to the invention of cinema, you will find this website to be very complete.
Browse through centuries of discoveries in optical physics and chemistry, learn about the people who invented the machines able to first reproduce, then record the world.
Sometimes, clarity gets buried under the details, but the numerous illustrations will guide your discovery of this unknown chapter of creativity!
http://www.precinemahistory.net/

A short article about When We Were Kings, by Charles Taylor

A short article from Salon.com about the film When We Were Kings, giving some context about the fight and the hero at the center of the film, Muhammad Ali.
http://www.salon.com/feb97/kings970214.html

Writing About Film - A Few Tips

It's never easy to write about film at first, specially when we need to do so in a critical context.
This website has a few good tips and a very useful glossary
http://www.dartmouth.edu/~writing/materials/student/humanities/film.shtml

Whenever you have questions about your writing, come and see me. We'll talk about what I expect and how you can meet those expectations. Writing about your own thoughts is actually pretty exciting, and I'm here to listen to what you have to say... isn't that great? :)

Exit Through the Gift Shop - à voir!

Banksy est cet artiste de rue britannique assez flyé dont j'entendais parler depuis quelques années (en fait, depuis qu'il a posé ses propres tableaux dans les grands musées) et que je suivais de loin en loin, au fil de la presse alternative. Puis, ce Noël, Benoît, le neveu de Victor, lui offre le livre Wall and Piece de Banksy. Je le feuillette rapidement, amusé par ce que je vois, mais je ne prends pas le temps de bien le regarder.

Puis, en janvier, convaincu par le nombre croissant de références que je croise dans les médias, je loue Exit Through the Gift Shop, en pensant avoir affaire à un film d'autopromotion un peu prétentieux.
Et vlan dans les dents!
Ça m'apprendra à avoir des idées préconçues!
Tout d'abord, j'ai ri comme un fou! Le timing est bon, les personnages (car ils jouent un rôle) sont irrésistibles et l'audace (et l'intelligence) de tous ces artistes sont incroyables.
Ensuite, j'ai été complètement soufflé par la tournure des événements. Sachant que le film était de 90 minutes, je me demandais chaque 30 minutes quelles avenues le film allait emprunter pour être à chaque fois complètement surpris et charmé!

La première partie s'avère être ce que le documentaire sous-entend, c'est-à-dire l'histoire du Street Art, cet art de la rue qui va plus loin que le simple tag pour proposer une véritable vision artistique, souvent engagée, toujours ludique, accompagnée d'un commentaire sur la modernité et l'urbanité. La première partie présente bien tous les personnages, dont le cinéaste original et originel du film, Thierry Guetta.

La deuxième partie met l'accent surtout sur Banksy lui-même et nous le montre au travail, en train de préparer une exposition aux États-Unis. Dans un élan de réflexivité, on montre aussi Guetta en train d'essayer de monter son documentaire.

La troisième partie prend une tournure inattendue alors que Guetta se met à produire son propre art et à s'immiscer dans le marché de l'art de Los Angeles. Le cinéaste devient alors sujet du film et la caméra se met à le suivre partout!

Avec ce retournement, Banksy nous force à nous questionner sur la nature de la réalité et sur la nature de l'art. Peut-on prendre au sérieux un marché qui, au moindre hype, s'emballe pour un semi-imposteur? Peut-on manipuler la réalité et la filmer pour ensuite la passer, de manière objective, pour « ce qui s'est réellement passé »? Peut-on utiliser la vie d'un autre être humain pour en faire une oeuvre d'art, un coup monté, un coup d'argent? Ces questions soulèvent des questionnements éthiques assez jouissifs!

Ce qui est certain, c'est que Banksy fait preuve d'une grande sensibilité de cinéaste : le commentaire sur le cinéma documentaire qu'il tisse à travers son film est finement amené et fondamental à la bonne compréhension des enjeux qui régissent notre rapport à la réalité des images. Le montage est lui aussi extrêmement efficace, tissant une histoire qui n'existe probablement pas à partir d'images qui parviennent sans doute de sources diverses. On nous présente une unité narrative et visuelle assez convaincante pour que la plupart des questions qui nous hantent à la fin du film restent sans réponses... Banksy voulait, je pense, répondre à certaines critiques qui l'accusaient de s'être vendu en intégrant le marché de l'art. Il fait ici la démonstration par l'absurde de l'inanité de ce milieu.

Ça fait maintenant deux fois que je vois ce film et je le verrai certainement encore afin de tenter d'identifier les mécanismes mis en place par Banksy pour créer un documentaire qui me plaît autant, sur le plan des émotions comme de l'intellect. Je ne vais pas aller plus loin dans mes questionnements, je ne voudrais tout de même pas gâcher votre plaisir de voir le film. Vous pouvez voir le blogue de Josef Siroka, dans Cyberpresse, qui offre une mise en contexte intéressante et un forum de discussion.

Joris Ivens et les premiers documentaires poétiques...

J'ai trouvé quelques films du cinéaste hollandais Joris Ivens sur YouTube. J'ai découvert récemment son importance pour l'émergence d'un documentaire qui exploite les possibilités formelles, esthétiques et poétiques du cinéma, alors à ses débuts. Plus tard, il réalisera de par le monde des films plus engagés sur le plan politique.
La qualité n'est pas extraordinaire, en tout cas pour Pluie, mais pour Le pont c'est raisonnable. Dire qu'il y a quelques années j'aurais été outré de regarder un film de cette résolution... maintenant je me dis que c'est mieux que rien, en attendant d'avoir la chance de mettre la main sur une meilleure copie.

Pour Pluie, Ivens choisit de filmer non pas un événement, une personne ou une ville, mais bien un élément naturel. Il se promène avec sa caméra, qui ne le quitte presque pas pendant deux ans, afin de capter les images qui composent ce film et qui nous montrent pratiquement toutes les formes que la pluie peut prendre (il dormait même avec sa caméra pour pouvoir surprendre la pluie sur la fenêtre de sa chambre). C'est une méditation poétique qui s'inscrit aussi dans la lignée des explorations formelles qui composent ce qu'on appelle un peu pompeusement, à partir de notre position contemporaine, le cinéma expérimental.



Avec Le pont, c'est un monument du mobilier urbain et sa mécanique qui sont mis à l'honneur. Profitant de la portabilité de son appareil, Ivens parvient à filmer le pont sous tous ses angles et à nous montrer le mouvement qui habite ce mastodonte. Sans glorifier la technologie, il nous permet tout de même de nous extasier face à cet ouvrage d'ingénierie, et même à tracer un parallèle, par les prises de vue et le montage, avec les bateaux et les locomotives à vapeur. À cette époque, la révolution industrielle était, j'ai l'impression, unanimement célébrée, surtout après les horreurs de la 1ere Guerre mondiale, qui avait montré le pire de l'être humain. On avait besoin de croire que nous étions encore capables de grandes choses... la Grande dépression n'allait frapper que l'année suivante, marquant la première grande dérive du capitalisme.

Documentaires à surveiller...

Trois documentaires qui s'en viennent et qui ont l'air pas mal intéressants...

INTO ETERNITY (Michael Madsen)
Nous sommes en train de produire des tonnes de déchets radioactifs qui seront un danger pour l'humanité pendant 100 000 ans - comment pouvons-nous nous assurer que les générations à venir se rendent compte du danger? Ce film pose des questions importantes sur notre responsabilité, dans l'avenir, de nos actions présentes, de même qu'un optimisme certain à supposer que nous serons encore là, nous qui n'existons comme race que depuis 50 000 ans.
http://www.intoeternitythemovie.com/




NOSTALIGIA FOR THE LIGHT (Patricio Guzman)
Un beau titre... Ce film raconte l'histoire d'un lieu, les hauts plateaux désertiques du Chili, où le climat est idéal pour l'observation des étoiles (on y trouve parmi les plus grands téléscopes du monde) et pour la préservation des corps (on y cherche encore les victimes des assassinats politiques du régime de Pinochet). Une mise en opposition du terrestre et du céleste qui semble appuyée par des images magnifiques...
http://www.icarusfilms.com/new2011/nost.html




THE PRUITT-IGOE MYTH: AN URBAN HISTORY (Chris Friedrichs)
Un regard sur les racines, les enjeux et les impacts des transformations urbaines en Amérique du Nord depuis la 2e Guerre mondiale. Le film, qui parle de Saint-Louis, semble contenir une analyse sociologique qui, tout en mettant en lumière les particularités d'une ville, s'applique à une lecture plus large. J'ai hâte de voir quelles sont ces mythologies urbaines que le titre nous laisse entrevoir: modernité, rêve américain, ségrégation, racisme, égalité, capitalisme? Un peu de tout ça?